28.11.2007

L'ESPIONNAGE PENDANT LA CHOUANNERIE (2)

A Partir de 1795, les révolutionnaires vont recruter de véritables espions car les patriotes sont trop connus et ils ne savent rien des nouveaux chefs venus de l'émigration. C'est d'autant plus facile que les Chouans font désormais largement appel aux déserteurs pour renforcer les effectifs et améliorer la combativité de leurs troupes.

Les Bleus vont donc utiliser de pseudo-déserteurs qui reviennent au bout de quelques semaines informer leurs officiers sur les effectifs, les caches d'armes, les lieux de rassemblements et l'identité véritable des chefs. D'où la méfiance systématique des Chouans à l'encontre des déserteurs individuels qui se présentent spontanément. Ils préfèrent négocier des désertions collectives qui obligent les ex-républicains à se surveiller mutuellement.

De leur côté, les Bleus dépensent de plus en plus de numéraires pour rétribuer les candidats espions. Lors de l'affaire de Quiberon, le général Chérin, chef d'état-major de Hoche, réclame sans cesse du Comité de salut public des espèces pour recruter les espions qui permettront d'enpêcher les mouvements des Chouans de la haute bretagne et du Maine en direction de la presqu'île.

Dès 1798, le Directoire en multiplie le recrutement pour accroître l'efficacité de troupes moins nombreuses. Ils sont payés 3 francs par jour, alors que le salaire moyen d'un journalier reste inférieur à 1 franc !

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